mercredi 14 mai 2008

La vérité à tout prix ?

On se demande souvent si la recherche de la vérité à tout prix vaut vraiment le coup. Nul doute que toute vérité n’est pas nécessairement bonne à dire et que l’on peut se priver de révéler certains de nos secrets ou de l’information qui ne ferait qu’aggraver une situation. Ça, ce n’est pas fondamentalement problématique, c’est tout simplement humain de demeurer discret sur certains sujets. Mais inventer une histoire ou un sentiment pour ne pas blesser, pour parvenir à ses fins ou pour se rendre intéressant est une toute autre chose.

L’hypocrisie est le « caractère d’une personne qui dissimule sa véritable personnalité et affecte plus souvent par intérêt, des opinions, des sentiments ou des qualités qu’elle ne possède pas »… il s’agit « d’un déguisement de sa propre nature et de ses véritables sentiments». Bien trop souvent, les gens vont être hypocrite afin de tout simplement se rendre intéressant aux yeux des autres. Mais pourquoi ? Si vous n’aimez pas quelqu’un, dites-lui, si vous n’êtes pas d’accord, faites-le savoir, si vous avez fait une erreur, avouez-le ! Mais je sais, ce n’est pas toujours facile, car en fait, l’hypocrisie est une forme d’échappatoire, de faiblesse. Il est bien plus simple de mentir ou de simuler plutôt que de prendre son courage à deux mains et confronter l’autre. Comme l’a si bien dit Bill Cosby : « Je ne connais pas la clé du succès, mais je sais que celle de l'échec, c'est d'essayer de plaire à tout le monde ». Donc nul besoin de « faire semblant ». Soyez vous-même avec les autres et avec vous.

Et même si la vérité fait mal, aussi bien en avoir le cœur net plutôt que de vaguer dans l’incertitude et le mensonge. On dit que la vérité choque, oui c’est le cas. Ce n’est effectivement pas facile de se faire dire ses quatre vérités en face, ça fait mal, ça fait peur, mais au moins il n’y a pas de doute. Peut-être suis-je trop honnête ? On me le dit souvent, mais sans être brusque, froide ou méchante, quand quelque chose ne fait pas mon affaire, lorsque je n’aime pas quelqu’un ou lorsque je suis confronté à une situation qui demande des explications, j’affronte le problème directement. La vie est bien trop courte pour se raconter des histoires.

Mais ça, c’est mon opinion et ma façon de faire. Peut-être croyez-vous le contraire ?

lundi 12 mai 2008

J'ai peur... de l'inconnu qui m'attend

Vous allez peut-être trouver que je me répète d'avec mon message "Montreal here I com", mais c'est dans moins de deux semaines que je ferai un retour dans la grande ville afin de débuter une nouvelle étape de ma vie en solitaire et pour être bien honnête, plus ça approche et plus j'ai peur... En fait, j'ai extrêmement peur de cet inconnu qui m'attend et sur lequel je sens n'avoir aucun contrôle...

Selon mes recherches, " la peur de l'inconnu est un phénomène éthologique observé chez de nombreux animaux évolués et elle est source de prudence.

Chez l'homme, elle peut être individuelle ou collective. C'est une peur d'un danger hypothétique. Elle apparaît face à des destinations ou circonstances attendues inconnues. La peur de la mort, ou de l'obscurité, de ne rien voir peuvent en être des formes, de même que la peur d'un bruit ou d'un son nouveau, peur d'un animal, d'un insecte, d'une personne, d'un lieu nouveau, d'un voyage, d'un étranger, de la solitude, du regret, etc. (...)

L'exposition prolongée à quelque chose qui nous fait peur entraîne un sentiment d'angoisse. Ce sentiment augmente, et l'on a l'impression qu'il va augmenter indéfiniment. En fait, si l'on reste suffisamment longtemps, l'angoisse atteint un maximum. Une fois atteint ce maximum, on a l'impression qu'il va rester comme cela, qu'on va continuer à éprouver cette angoisse alors qu'au bout d'un certain temps, progressivement, elle va redescendre. "

Je n'ai aucune idée de comment et quand ce sentiment d'angoisse lié à la peur va s'estomper, mais pour le moment, il me hante profondément à toute heure du jour et de la nuit...

dimanche 4 mai 2008

Terminée la fièvre des séries :(

C'est hier soir que s'est officiellement terminée la fièvre des séries pour tous les partisans des Canadiens de Montréal. La cravate magique de Carbo a failli faire son oeuvre, mais malheureusement, l'espoir de milliers de fans s'est effondré en fin de match. Les Canadiens sont maintenant en vacances, prêts à jouer leurs premières parties de golf.

Avouons cependant que le CH a fait un excellent travail tout au long de la saison et que s'il ne s'est pas rendu aussi loin que nous l'aurions espérer en séries, ce fut une excellente pratique pour cette "jeune" équipe. Nul doute qu'elle sera de retour en force et plus expérimentée à l'automne prochain.

Mettons en berne nos petits drapeaux du "bleu, blanc & rouge" pour un temps, mais restons fiers de nos HABS qui nous ont offert un excellent spectacle au cours des derniers mois.

GO HABS GO !

mercredi 30 avril 2008

Montreal, here I come!

Et oui, après des semaines et des semaines de recherche, des visites d'horreur, de taudis et d'appartements complètement hors prix, j'ai finalement trouvé un petit nid, juste pour moi. D'ailleurs, merci "Gaucher" d'avoir lu La Presse tous les samedis pendant plus d'un mois, ça a porté fruit ! J'arrive dans pas long ! Le 24 mai plus exactement.

Je quitte donc une jolie maison, des voisins sympathiques, un terrain bordé de lilas, une entrée pavée privée, un quartier avec des jeunes qui jouent au hockey été comme hiver, le Lac des Deux-Montagnes, le parc d'Oka, l'aréna l'Olympia, la Pataterie, un chien et un mec... bref je délaisse ma p'tite vie "parfaite" de banlieusarde des basses Laurentides pour un retour à la case départ : habiter seule dans la grande métropole. Ahhhhhhhh... Même si j'ai très hâte, on dirait que la peur me hante tout à coup...

Vous devrez venir me tenir compagnie, ok !!!

Et ceux qui ont envie de me donner un coup de pouce, c'est le 24 mai que ça se passe. En attendant, on fait des boîtes, on torche et on peinture.

À bientôt Montréal !

dimanche 23 mars 2008

Un 23 mars pas comme les autres

Aujourd'hui c'est le 23 mars. Pour la majorité des gens, ça ne veut rien dire de spécial. Cette année, on célébrait Pâques. Mais pour moi, c'est un peu plus que ça... et cette année je l'ai vécu différemment.

Il y a 8 ans jour pour jour, je formais pour la première fois un couple. Chaque année, le 23 mars, je faisais comme les mariés et fêtais une année de plus de vie commune, de partage mutuel de temps, d'émotion, de folie, de colère...

Mais cette année c'est différent. Il n'y a pas de bilan, pas de souper, pas de bouteille de vin, pas de nuit improvisée, rien. Il y a rien car il y a de cela quelques mois, j'ai décidé le laisser la personne avec qui j'ai partagé ces 8 dernières années. Une personne avec qui ça ne fonctionnait plus "amoureusement" parlant, mais que j'apprécie encore beaucoup aujourd'hui... tout simplement autrement.

Bref, ce 23 mars 2008, je le vis très bizarrement. Il me rappel beaucoup de souvenirs... mais en même temps, il marque officiellement le début d'une nouvelle étape de ma vie !

Je vais donc célébrer ce 23e jour de mars au nom du célibat, et à un tout nouveau départ !

samedi 22 mars 2008

Votre banc de toilettes MESDAMES

Discutons pipi aujourd'hui !

On parle souvent des hommes qui ne savent pas viser et garder les toilettes propres. Et bien aujourd'hui, moi je m'adresse aux femmes ! Aux femmes qui urinent accroupies car elles ne veulent pas toucher le banc de toilettes. Je comprends tout à fait le principe et vous appuie grandement dans votre volonté vouloir minimiser votre contact avec l'insalubrité de certaines. Mais par respect pour celles qui ne sont pas capable d'uriner debout, pourriez-vous SVP prendre du papier et essuyer le banc de toilettes si vous y laisser échapper quelques goûtes.

Même chose pour les mamans qui amènent leurs enfants dans les cabines. Prenez donc quelques instants pour nettoyer leur dégât, les autres femmes apprécieront grandement.

Merci !

dimanche 16 mars 2008

Au revoir Jeux de la Com

Vous allez me trouver « Emo »... peut-être avec raison...

Depuis quatre ans, durant la semaine de relâche, je participe aux Jeux franco-canadiens de la communication (JDLC). Mais que sont les JDLC ? Il s'agit d'une compétition interuniversitaire regroupant 8 délégations de l'est du Canada (UQAM, Université de Montréal, U de Concordia, ULaval, U de Sherbrooke, UQTR, U de Moncton, U d’Ottawa), mettant à l'épreuve le talent et le savoir d'étudiants en communication.

Cette compétition, qui nécessite plus de six mois de préparation, regroupe près de 400 personnes qui s'affrontent à travers 14 épreuves intellectuelles et sportives dont débat oratoire, entrevue journalistique, écriture journalistique, biais journalistique, relations publiques, radio, sport, improvisation, création publicitaire, création vidéo, exposé oral, communication sociale, génies en herbe et vitrine culturelle. "La crème" des étudiants en communication démontre à leurs pairs, ainsi qu'à leurs futurs employeurs (professionnels en communication formant les divers jurys), ce dont ils sont capables. Ça, c'est le côté sérieux des Jeux de la Com. C'est le côté qui stresse et angoisse les participants pendants des mois et des heures avant qu'ils accomplissent leur épreuve. Mais les Jeux, ce n'est pas seulement cela. C'est aussi de la folie, du fun, et des sacrées belles rencontres !

Après six mois à côtoyer de façon hebdomadaire les 35 personnes formant ta délégation, nul besoin de mentionner que des liens serrés se tissent. Tu vis des moments de joie, des déceptions, tu te tombes sur les nerfs certains jours et tu sais t'apprécier le lendemain... Les Jeux de la com, c’est une multitude de rebondissements pendant un an, qui unit des gens qui ne se seraient probablement jamais adressé la parole dans un autre contexte. Que ce soit avec les gens de notre université respective, ou ceux des autres délégations, le fait de se regrouper dans un contexte unique a quelque chose de très spécial. Nous sommes les seuls à vivre les mêmes péripéties, au même moment... et seuls les gens qui y sont peuvent se comprendre. C’est ce qui rend le tout encore plus intense.

De mon côté, je peux dire que les JDLC ont certainement été le plus beau trip de ma vie jusqu’à présent ! Au cours de ces quatre dernières années, j'y ai consacré beaucoup de mon temps et de mon énergie, et j’y fait des découvertes incroyables. J'y ai d'ailleurs rencontré mes meilleurs amis, des gens qui partagent ma vie au quotidien ! Sans cette participation aux JDLC, je ne serais certainement pas la même personne aujourd’hui. Ça a occupé une grande partie de mes années universitaires ainsi que mes premières années sur le marché du travail… Nul sait ce que je serais devenue si je n’avais pas participé à cet événement, et si je n’avais pas fait ces rencontres de personnes aussi formidables ! J’ai peut-être l’air de mettre ça gros, et vous pensez probablement que j’exagère, mais non ! Demandez à ceux qui l’on vécu et je suis certaine que pour la grande majorité, ils corroboreront mes dires.

Mais qu'on le veuille ou non, la vie d'adulte nous rattrape et on doit un jour ou l'autre délaisser les Jeux… On doit mettre ça de côté, dans une boîte à souvenirs, pour affronter le vrai monde, la vraie vie. Car effectivement, il paraît qu'il faut savoir décrocher. Mais après quatre ans à vivre ces quatre jours d'intensité, c'est plus facile à dire qu'à faire. Mon périple à titre de participante est désormais terminé. Plus de Jeux de la Com pour les épreuves ou pour le simple plaisir. C’est finit ! Après avoir été déléguée en 2005, cheffe de la délégation de l'UdeM en 2006 et Has-Been en 2007 et 2008, je crois avoir donné ce que j'avais à donner. La prochaine étape : peut-être faire partie du comité organisateur de la 13ème édition des JDLC ?!? Mais être membre du CO est une chose tout à fait différente. Ce n'est pas vraiment des Jeux. C'est un travail à temps partiel pendant un an... afin d'offrir à la prochaine génération de participants, quatre jours intenses qui les marqueront pour le reste de leur vie !

J’aimerais d'ailleurs prendre le temps de dire un gros merci à ceux qui ont su rendre mes quatre dernières années encore plus divertissantes !

  • Les chefs de délé de 2005 (Christ, Marco, Daphnée), merci de m’avoir sélectionné en RP cette année là ! C’est un peu grâce à vous tout ça !
  • Josée et Jipy, ce fut un honneur d’être cheffe à vos côtés ! Josée, merci d’avoir décidé de t’inscrire à dernière minute, quel bon moove ! On ne se connaissait pas avant ça, et j’ai découvert une perle rare ! Jipy, merci pour tes nombreuses confrontations et ta raison, on a rocké grâce à toi !
  • Les Has-Been, merci d’avoir rendu cette dernière année de Jeux aussi mémorable ! Vous êtes des gens incroyables, j’espère que vous le savez !
  • Sans dénigrer les autres, merci à mes trois universités coup de cœur ! UdeM 4ever, vous serez dans mon cœur à tout jamais. Vous me prouvez année après année que j’ai fait le bon choix en m’inscrivant à l’UdeM ! Et il faudra modifier votre toune, car ce n’est plus vrai « qu’on ne sait pas gagner » ! Je vous aime d’amour vous savez ! Université de Sherbrooke, il y a des gens d’une très grande qualité dans votre région ! Des gens que j'ai découvert, et que je découvre encore aujourd'hui... je vous aime fort ! Université Laval, vous êtes mon autre moitié… des tripeux salement trash qui gagnent à être connu en profondeur ! Je vous adore !

Je dis donc au revoir avec beaucoup de nostalgie, et un « motton » dans la gorge, à ce qui a très honnêtement changé ma vie : les Jeux franco-canadiens de la communication.

Emomentvôtre,
Tina